Actualités au jour le jour…Bateaux pirates
A Houmt Souk on peut s'embarquer sur des bateaux pirates pour partir à la découverte de l'île des flamands roses:

Photo “Direction l'ile des flamands…” ( Djerba) par cedetmarcella
Actualités au jour le jour…La Ghriba
Ghriba signifie « merveilleux » ou « étrange » en arabe et reflète le statut spécial de la synagogue dans les traditions juives de Tunisie. Elle est la plus connue d’un certain nombre de synagogues portant le même nom et situées dans d’autres pays d’Afrique du Nord (notamment à Annaba). La renommée de la synagogue est basée sur les nombreuses traditions et croyances qui soulignent son ancienneté et son importance parmi les Juifs locaux et ceux des anciennes communautés juives de Tunisie et de la Libye voisine.
Tous le disent : “La Ghriba, on y croit fermement !” Deux légendes circulent quant aux origines de ce haut lieu du judaïsme, qui a des allures de Lourdes. Une femme, arrivée de nulle part - d'où son nom, la Ghriba (”l'étrangère”) -, aurait vécu ici en solitaire. Une nuit, sa cabane prit feu. Découvrant le lendemain son corps intact sous les cendres, les habitants comprirent qu'ils avaient côtoyé une sainte, non une sorcière, et construisirent un sanctuaire à sa mémoire. L'autre légende veut que des juifs, fuyant la destruction du temple de Jérusalem par le Babylonien Nabuchodonosor, en 565 avant l'ère chrétienne, se soient réfugiés sur l'île aux Lotophages chantée par Homère dans L'Odyssée. Ils y bâtirent une synagogue avec une porte du temple qu'ils avaient emportée dans leur fuite.
Quoi qu'il en soit, la Ghriba est supposée faire des miracles. Des cancéreux y obtiennent des guérisons inespérées. Des femmes stériles se retrouvent enceintes juste après être passées par là, ou après avoir chargé un parent d'allumer une bougie à leur intention, à la synagogue, ou d'y déposer un oeuf. Des célibataires endurcis rencontrent leur conjoint dans l'année.
La Ghriba, c'est un peu, pour les juifs, l'antichambre de Jérusalem, un morceau de Terre sainte en territoire musulman. La Ghriba est un mythe qui enchante chaque année des milliers de pèlerins au moment des célébrations du Lag Baomer, fête de liesse populaire qui marque la fin de la période de deuil du Omer (1). Le pèlerinage annuel de La Ghriba est un rappel permanent aux faits marquants de l'histoire du judaïsme, c'est un retour constant vers la mémoire. Ce jour de Lag Baomer, est aussi l'occasion de fête, un peu partout dans le monde, essentiellement chez les sépharades.
La synagogue de la Ghriba qui détiendrait le plus vieux texte de loi du judaïsme, qui abriterait une relique du Temple de Jérusalem et qui recevrait chaque année des milliers de pèlerins pourrait bien honorer le titre de « Capitale culturelle juive ».
Actualités au jour le jour…Histoire de Djerba
Environ 120.000 habitants (Djerbiens). Densité élevée : 200 hab/km2 en 1975.
La population est d’origine berbère (musulmans kharidjites).
Historique :
Djerba est sans doute l'île des Lotophages, mentionnée dans l'Odyssée.
Les Carthaginois occupent l’île et la baptisent Meninx (signifie « manque d’eau » !).
Possession romaine, elle prend le nom de Djerba. Une forte colonie de juifs chassés par les Romains de leur pays s’y installe. Nœud de commercialisation entre l’Afrique et l’Europe, Djerba voit sous les Romains ses activités s’accroître.
Envahie par les vandales, reprise par les Byzantins, elle fut prise par les Arabes en 655. Dès lors l’île cesse d’être une plaque tournante, ses activités commerciales diminuent. Lutte entre les Berbères autochtones Kharidjites et les Arabes orthodoxes ; puis elle est dévastée par les Beni Hilal.
Trois siècles de lutte entre les Normands de Sicile, les Aragonais, les Espagnols et les Turcs. En 1540, Djerba devient un bastion de piraterie. En 1560, Français, Espagnols, Napolitains et Chevaliers de Malte montent une expédition pour mettre un terme à la piraterie. Mais Dragut, aidé des Turcs réussit à les vaincre. Pendant toute cette période d’insécurité, les Djerbiens ont reflue vers l’intérieur, laissant les fameuses cités antiques côtières pour leurs menzels fortifiés. L’île connaît ensuite une longue période de paix.
En 1881, Djerba, fut occupée par la France. Indépendante en 1956
Actualités au jour le jour…Une migration structurelle
Extrait de la Revue Européenne des migrations internationales :
La population nombreuse et l’insuffisance des ressources locales (le manque d’eau et de céréales, l’instabilité des récoltes, la concurrence dans le secteur de la pêche) sont à l’origine de crises conjoncturelles, liées le plus souvent lors de mauvaises récoltes. Elles ont contribué à la mise en place d’un processus migratoire important pour la vie de l’île, une émigration temporaire qui va petit à petit devenir structurelle en s’inscrivant dans le mode de vie permanent des Djerbiens, dans leur mode de relation à l’extérieur.
La grande majorité des Djerbiens en émigration pratiquent traditionnellement le commerce. La position stratégique de Djerba, à un carrefour du Sahara et de la Méditerranée, en fait, depuis longtemps un lieu de négoce. Selon Hassan Boubakri qui a étudié ce phénomène dans sa thèse Le petit commerce immigré du sud tunisien à Paris (1985), le commerce « est devenu au fil des années le secteur d’activité locale placé ailleurs, pour la population qui ne pouvait trouver des ressources sur place ». Au XVIIIe siècle les Djerbiens prennent la mer et s’installent en Turquie, en Libye et en Egypte où ils profitent des courants d’échanges maritimes et terrestres pour s’adonner au commerce. Au début du XXe siècle certains s’installent en Algérie, la plupart dans le département de Constantine. Mais la grande majorité reste en Tunisie, détenant le quasi monopole du commerce alimentaire et du commerce de détail. Le plus souvent le Djerbien tient une petite boutique de produits alimentaires et de produits manufacturés divers. Son personnel est presque toujours djerbien et recruté dans la famille.
Ce n’est qu’après l’Indépendance que la France devient la principale destination des migrants djerbiens (G.Simon 1979). Une des clefs de leur départ massif vers l’Europe à la fin des années cinquante est le plan de réformes entrepris par le ministre Ahmed Ben Salah et le président Habib Bourguiba où le commerce de détail est regroupé dans des coopératives, transformant les commerçants en salariés. Cette réforme n’a pas été du goût des Djerbiens qui perdaient ainsi leur indépendance et la possibilité d’avoir des revenus plus élevés que les salaires proposés par la coopérative. La grande majorité de ces commerçants s’installent dans l’agglomération parisienne, attirés par « la puissance économique et commerciale de la capitale française » (Boubakri, 1985). Le fonctionnement de la filière migratoire renforce cette tendance au regroupement
Actualités au jour le jour…Un concours
Un concours photo pour protéger la planète, en partenariat avec les Nations Unies l'A.F.P et la société Olympus, réservé aux residents africains :
je cite:
“
PICTURE THIS: CARING FOR THE EARTH: Le concours photo PNUD – Olympus – Fondation AFP
Grâce à sa présence physique dans plus de 160 pays, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a vocation à aider les pays à remplir les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Aujourd’hui plus que jamais, la réalisation de l’OMD 7 – assurer un environnement durable - est devenue un élément crucial de sa politique de développement, puisque les conséquences potentiellement destructrices du changement climatique deviennent évidentes. Ceci est particulièrement vrai en Afrique où la raréfaction de l’eau, les mauvaises récoltes et les risques sanitaires associés aux changements de température se font déjà sentir.
Bien que les plus pauvres dans ces pays en développement soient souvent les premiers à sentir les effets de la dégradation environnementale et du changement climatique, ils ne devraient pas toujours être perçus comme impuissants. Ils devraient aussi être perçus comme ce qu’ils sont : les gardiens de leur environnement. Ce sont eux les vrais experts, et peut être les défenseurs les plus efficaces de la protection de l’environnement. Il faut souligner le positif, même à petite échelle, au lieu de lieu de marquer sans cesse le négatif.
Dans le cadre des projets de sensibilisation lancés avant la Conférence sur le changement climatique de Copenhague en décembre, le PNUD organise un concours de photos pour montrer comment les populations africaines s’efforcent de réaliser l’OMD 7 en atténuant les effets des changements climatiques et la dégradation environnementale dans leur pays, leur ville ou leur communauté. Son objectif est d’exposer les solutions proposées plutôt que de s’attarder sur les dégâts existants.
Le concours
Le concours photo “objectif:…” Est parrainé par le PNUD, l’Olympus Corp, et la Fondation AFP.
Son but est de dépeindre les peuples d’Afrique comme gardiens et protecteurs de leur environnement, et les photos soumises pour le concours doivent illustrer ce thème. Une attention particulière sera portée aux photos qui font état du rôle que les femmes jouent ou peuvent jouer dans ce domaine.
Les photos soumises pour le concours doivent aussi illustrer comment les Africains travaillent à réduire ou prévenir les effets des changements climatiques ou les dégradations environnementales en général. Elles doivent refléter une sensibilité journalistique et raconter une histoire humaine. Elles peuvent raconter une histoire inédite ou illustrer un projet en cours. Elles peuvent aussi illustrer le travail d’un individu, ou d’une communauté.
Il y a deux catégories : les photos uniques (maximum 5 clichés par personne), et les séries de photos (une série de quatre à dix photos par personne). Vous ne pouvez participer qu’à une seule catégorie.
Vous pouvez concourir tant que professionnel ou amateur.
Vous devez avoir vécu ces 12 derniers mois dans un pays d’Afrique.
Les trois premiers gagnants de chaque catégorie recevront des appareils photographiques Olympus. Les photos des lauréats seront publiées sur les sites internet des trois parrains, et exposées dans au moins deux expositions en Afrique et aux Etats-Unis. Les gagnants des premiers prix seront invités à New York pour la cérémonie de remise de prix.
Un gagnant du premier prix dans la catégorie professionnelle recevra une bourse de la Fondation AFP.
Cliquez ici pour lire les règles du concours et les restrictions de responsabilités.
- http://www.undp.org
- http://www.undp.org/mdg/
- http://www.undp.org/mdg/goal7.shtml
- http://content.undp.org/go/newsroom/2009/june/world-environment-day/el-da-mundial-del-medio-ambiente-tu-planeta-te-necesita.en
- http://en.cop15.dk/frontpage
- http://www.undp.org/women/
Réglement du concours : http://picturethis.undp.org/fr/rules
Actualités au jour le jour…Les migrations
Extrait de la Revue Européenne des migrations internationales :
“
Une société insulaire solidement structurée
Le paysage de Djerba est la résultante d’une organisation lente et méthodique de l’espace par l’homme, traduisant un mode de vie et des relations sociales tout à fait particulières. Les Djerbiens ayant eu à subir des attaques répétées venant de la mer se sont éloignés de la côte et dispersés dans la campagne. L’île couverte d’édifices religieux révèle un espace insulaire profondément marqué par le sacré et une population profondément attachée à son territoire. le bâti est isolé et clairsemé à l’exception de trois groupements d’habitat. À cette dispersion de l’habitat se superpose une organisation hiérarchique de l’espace insulaire en niveaux emboîtés, à partir du menzel qui constitue la cellule de base de l’organisation spatiale de l’île. Les menzels sont des espaces résidentiels et fonctionnels dans lesquels vivent et s’organisent les familles. Le menzel, terme qui signifie la maison, désigne à Djerba l’aire de vie d’une famille. Il est formé d’un ou de plusieurs houch (unité d’habitation) et des éléments de la vie économique : vergers, champs mais aussi atelier de tissage, greniers, puits, et la citerne, indispensable à la vie familiale. Le menzel intègre sa population avec son milieu agricole. Entouré de tabias (haies de terre hérissée d’agaves, d’aloès et de figuiers de barbarie, bordant les pistes et les chemins et entourant les propriétés), il est organisé comme un site défensif.
Le cadre de la vie communautaire est la houma. Pour Hassan Boubakri (1985) « houma est un terme ethno-spatial désignant une sorte de terroir composé d’habitations, de parcelles cultivées, de puits et d’un espace social », la mosquée étant l’élément fédérateur de l’ensemble. Dans chaque houma les traditions diffèrent. Les familles vivent en vase clos dans leur houma, sorte d’île dans l’île.
L’emboîtement en plusieurs niveaux est bien illustrée par l’organisation d’un réseau dense de sentiers hiérarchisés : pistes principales servant aux grandes distances, pistes secondaires desservant les houmas et en reliant certaines d’entre elles ensembles, passages desservant un groupement de menzel, passages desservant chacun uniquement un menzel.
Grâce à cette organisation précise de son territoire, le Djerbien, dont les ressources agricoles sont très insuffisantes par rapport aux besoins, part en migration en toute sécurité. La famille est organisée de telle sorte que l’absence de l’homme (l’émigration étant essentiellement masculine) ne mette pas en danger le déroulement de la vie du menzel. L’épouse travaille à proximité immédiate de la maison. , élève ses enfants, constamment sous la tutelle de sa belle-famille. Celle-ci est pour le migrant, un élément de confiance qui rend possible un long séjour à l’extérieur.”
La météo à Djerba
Le temps au jour le jour dans l'île :
Dans l'attente d'intégrer une carte météo directement visible sur le site vous pouvez cliquer sur le lien ci-dessous pour avoir une idée du temps à Djerba
Actualités au jour le jour…Le costume djerbien :
Les vetements des hommes :
Barnous : costume d'hiver fabriqué en laine naturelle de couleur blanc.
Kadroun : tenue en laine avec un capuchon.
Serouel : pantalon large que le Djerbien porte généralement sous les habits qu'on a cité ci-dessus.
Chechia : bonnet de laine rouge ou blanc casé.
Les vetements des femmes :
Redaa : tissu aux quadrillés rouges, violet, jaune … avec une broderie de fils d'or ou d'argent, ce costume est typiquement djerbien. Les femmes portent ces habits surtout dans les fêtes et mariages.
Hrem : costume de couleur blanche que les djerbienne mettent quand elles sont invitées.
Fouta : costume de Midoun ou Mahboubine, voile blanc avec rayures verticales en soie orangée.
Ces costumes souvent portés avec un Hzam (ceinture de laine blanche), et des broches de fixation (khlal) qui sert à maintenir les costumes.
Actualités au jour le jour…Rome et la Tunisie
Rome et la Tunisie
La première guerre contre les Carthaginois (264-241av. J.-C.)
« Après plus ieurs succès remportés par différents généraux romains sur les Carthaginois, le consul Caius Lutatius a enfin l'honneur de terminer la guerre en détruisant leur flotte près des îles Aegates. Les Carthaginois demandent la paix qui leur est accordée ».
Arc de l'empereur Septime Sévère, Thugga
Les thermes de Licinius, Thugga
La deuxième guerre contre les Carthaginois (219-202 av. J.-C.), le traité
« Les Carthaginois conserveraient en Afrique les villes qu'ils y possédaient avant la dernière guerre qu'ils avaient déclarée aux Romains; ils garderaient leur ancien territoire, leurs troupeaux, leurs esclaves et tout le reste de leurs biens […]. Ensuite venaient les clauses onéreuses. Les Carthaginois devaient restituer aux Romains tout ce qu'ils leur avaient enlevé traîtreusement pendant la suspension d'armes; ils leur remettraient tous les prisonniers ou déserteurs arrêtés au cours de toute la guerre; ils livreraient tous leurs vaisseaux longs […] et tous leurs éléphants; ils ne déclareraient la guerre à personne, ni hors d'Afrique ni en Afrique, sans l'assentiment de Rome […] ».
Actualités au jour le jour…Les Musées de Djerba
Le musée des Arts et traditions populaires
Le musée permet de découvrir les richesses folkloriques de l'île. La présentation des collections est très soignée, avec explications détaillées.
On peut y admirer une riche collection de costumes de divers groupes sociaux et de diverses ethnies, des bijoux fabriqués par les artisans juifs, des exemplaires du Coran et des coffres à coran, des ustensiles de cuisine, un atelier de potier reconstitué, des poteries, de grandes jarres, des stucs ciselés, des carreaux de céramique anciens…
De Houmt Souk, on peut rejoindre en bateau l'extrémité d'une presqu'île sablonneuse, Ras Er Rmel. La plage y est belle, l'eau pure et le paysage vierge. Un endroit paradisiaque.
Les environs de Houmt Souk
On peut admirer des mosquées dans les environs de Houmt Souk. La première est celle d'Abou Messwer ou Jamaâ El kébir. Abou Messwer était un grand théologien ibadite qui lutta, au Xe siècle, contre un schisme issu de l'ibadisme, le khalafisme. Son fils acheva la mosquée.
La mosquée El Bardaoui, sur la route d'Ajim, est une mosquée souterraine où les ibadites, persécutés, se réfugièrent pour pratiquer leur culte.
musée de Guellala
C'est seulement en 2001 que ce musée contemporain a été ouvert suite à une initiative d'un directeur d'école à Djerba. On y trouve également un café, un restaurant, une petite galérie d'art et de souvenirs. Le musée est ouvert tous les jours de 9 à 19 heures, une visite pour contempler le coucher de soleil du minaret est incontournable pour les romantiques
Même les enfants qui n'aiment pas trop les musées s'y amuseront, soyez rassurés. On y trouve même des vrais chameaux de travaux et leur histoire.
Pour tout voir, calculez une bonne heure, plutôt deux - votre chauffeur de taxi ou TucTuc prendra avec plaisir un café entretemps et sera ravi si c'est vous qui le lui payez..
Le Lalla Hadria Museum à Djerba Explore
Un magnifique musée offrant un riche panorama de l’art de la Tunisie et du monde arabo-musulman. Une collection inédite de plus de 1000 pièces, racontant 13 siècles d’Art et d’Histoire, réparties dans 15 salles, à l'ordonnancement sobre et aéré. Un pur moment de plaisir







